Douleurs pendant les règles, douleurs pelviennes, rapports douloureux, difficultés à concevoir… L’endométriose et l’adénomyose peuvent provoquer des symptômes très proches et sont parfois présentes en même temps.
Pourtant, il s’agit bien de deux pathologies distinctes. Mieux comprendre ce qui les différencie permet aussi de mieux comprendre certains symptômes et les difficultés rencontrées au moment du diagnostic.
Qu’est-ce que l’adénomyose ?
L’adénomyose est une affection gynécologique qui touche la paroi musculaire de l’utérus.
Dans l’utérus, l’endomètre correspond à la muqueuse qui tapisse la cavité utérine, tandis que le myomètre constitue la partie musculaire de sa paroi.
Dans l’adénomyose, du tissu de type endométrial est retrouvé au niveau du myomètre.
L’adénomyose peut prendre différentes formes. Elle peut être diffuse, avec plusieurs foyers répartis dans le muscle utérin, ou focale, avec un ou plusieurs foyers localisés dans une zone précise.
Certaines formes peuvent être particulièrement douloureuses et avoir un impact important sur le quotidien.
Quelle différence avec l’endométriose ?
Même si leurs symptômes peuvent être proches, l’endométriose et l’adénomyose restent deux pathologies distinctes. Elles peuvent toutefois être présentes chez une même femme, ce qui peut parfois compliquer le diagnostic.
Des symptômes souvent similaires
L’une des difficultés vient du fait que les deux pathologies peuvent provoquer des symptômes très proches.
Parmi les manifestations fréquemment retrouvées, on peut notamment citer :
- des règles douloureuses ;
- des douleurs pelviennes chroniques ;
- des douleurs pendant les rapports sexuels ;
- des difficultés liées à la fertilité ;
- des règles très abondantes.
Une étude italienne publiée en 2026 dans le Journal of Endometriosis and Uterine Disorders a comparé les symptômes de 757 patientes atteintes d’endométriose, d’adénomyose ou des deux pathologies.
Les règles abondantes étaient nettement plus fréquentes chez les femmes atteintes d’adénomyose : elles concernaient 64 % des patientes, contre 19 % de celles atteintes uniquement d’endométriose.
À l’inverse, les règles douloureuses, les douleurs menstruelles sévères et les douleurs pelviennes chroniques étaient plus fréquemment observées dans l’endométriose.
Lorsque l’endométriose et l’adénomyose étaient présentes simultanément, les différents symptômes étaient également très fréquents.
Ces différences peuvent aider à mieux comprendre les profils de symptômes, mais elles ne permettent pas à elles seules de poser un diagnostic.
Comment diagnostique-t-on l’adénomyose ?
Le diagnostic de l’adénomyose repose aujourd’hui principalement sur l’imagerie.
L’échographie endovaginale constitue généralement l’examen de première intention. Elle permet d’observer la paroi de l’utérus et de rechercher certains signes évocateurs d’adénomyose.
L’IRM pelvienne peut être proposée en seconde intention lorsque l’échographie ne suffit pas ou lorsqu’il est nécessaire de mieux préciser l’étendue des lésions. Elle peut également permettre de rechercher d’autres pathologies gynécologiques associées, notamment une endométriose ou des fibromes.
Ces examens permettent aujourd’hui de diagnostiquer l’adénomyose sans avoir recours à une intervention chirurgicale, alors qu’elle était autrefois principalement identifiée après une hystérectomie.
Endométriose et fertilité
L’endométriose est fréquemment retrouvée chez les femmes présentant des difficultés à concevoir.
Plusieurs mécanismes peuvent intervenir. L’inflammation chronique associée à l’endométriose peut notamment modifier l’environnement pelvien et la réceptivité de l’endomètre, ce qui pourrait rendre la fécondation ou l’implantation de l’embryon plus difficiles.
Toutefois la présence d’une endométriose ne signifie pas systématiquement qu’une grossesse sera impossible. De nombreuses femmes atteintes d’endométriose peuvent concevoir naturellement ou avec l’aide d’une prise en charge adaptée.
Pourquoi consulter une diététicienne-nutritionniste ?
Lorsque l’endométriose ou l’adénomyose s’accompagnent de ballonnements, de troubles digestifs, de fatigue ou d’un inconfort important au quotidien, il peut être utile de faire le point sur son alimentation.
Un accompagnement diététique peut permettre de mieux comprendre ce qui est bien toléré, d’identifier certaines habitudes alimentaires qui peuvent être ajustées et de trouver des solutions adaptées à votre situation.
L’objectif est avant tout d’améliorer le confort au quotidien et de préserver une alimentation suffisamment variée et équilibrée.
Je vous accompagne dans mon cabinet à Nice ou en visioconférence.
Sources : Journal of Endometriosis and Uterine Disorders, 2026.
